melancholia

Please, put me to bed and turn down the light.

Vendredi 11 mai 2012 à 20:25




J'aurais pu écrire la beauté de la vie, la beauté de vos sourires et les bonds de mon coeur quand j'appercevais vos visages. J'aurais pu écrire cette triade du bonheur avant qu'elle ne se transforme en triangle anguleux qui me perce l'estomac. J'aurais pu écrire la stabilité que je goûtais avec vous, les piliers de mon monde, la joie et l'envie de vivre à genoux devant vous.

On était trois. Toi, elle et moi. On était trois et je vous aimais l'un comme l'autre. Mon soleil et ma lune. Mes étincelles dans l'obscurité. Toi un peu plus fort, un peu moins bien, un peu comme il fallait pas, comme j'avais pas le droit. Elle comme ma soeur, ma vie, mon âme.

Avant que mon monde flanche. Avant que je découvre ce qui se passait dans mon dos.

Tu l'aimes comme ta vie, depuis des mois, depuis que tu m'as refusé ce baiser ce soir là. Elle ne te veut pas. Tu l'aimes comme ton souffle et moi... Moi je m'enterre sous cette mascarade. Je hurle et je pleurs. Mes entrailles se déchirent. C'était Elle, cette fille. C'était Elle...

Respirer. Penser à respirer. Vomir.

Disparaitre.

Vendredi 4 mai 2012 à 16:57

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Je finis ma bière d'un coup sec et je te saute dans les bras. Et puis tu me regardes toucher ton corps fragile sans un mot parce qu'au fond, te te persuades que tu crains rien. J'ai le coeur qui fait des bons et je contrôle plus rien.

Si je m'écoutais je t'enlèverais tendrement tes vêtements en t'embrassant à pleine bouche. Mais je reste dans tes bras comme une conne. Parce que c'est la seule chose que je suis autorisée à faire.

Je me force à pas dépasser les limites pour pas tout gâcher, tout détruire notre amitié. Amitié. Non. J'aime pas ce mot avec toi. J'aime pas ce mot dans tes bras. J'aime pas ce mot dans ta bouche.

Tu m'aimeras jamais.

Vendredi 27 avril 2012 à 22:42

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Une grosse fille qui ferme les yeux et laisse les larmes s’échapper. Réprimant un gémissement, les abdominaux contractés. Les cheveux emmêlés, attachés au dessus de la tête comme elle le fait jamais, un tas de mèches blondes, rousses, châtains. Des baskets, de la pluie et de la fumée qui brûle un peu plus les poumons bousillés. Le jean trempé.

T’as beau courir encore et encore, lutter de toute tes forces contre la tempête, tenter d’échapper à toutes ces mains qui t’agrippent et te tire vers la norme. T’as beau courir plus vite qu’eux, prendre une autre route. T’as beau tout faire pour tenter de rendre le monde et la vie plus belle. T’as beau chercher n’importe quoi pour échapper au quotidien merdique qui te donne la nausée, chercher à changer le tout, l’impossible. T’as beau être une « outsider » parmi la foule de clones. T’as beau, t’as beau, t’iras jamais nulle part. Jamais.


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